Ziléa Cloud Groupe Anvole · Guadeloupe · Martinique · Guyane

Héberger aux Antilles, ou ailleurs ?

Ce document compare, sur des critères vérifiables, l'hébergement sur zone avec les trois options que rencontrent le plus souvent les organisations antillaises : OVHcloud, AWS et Microsoft Azure. Il ne cherche pas à disqualifier ces acteurs — ils sont excellents dans leur domaine — mais à rendre lisibles les points qui changent réellement quelque chose quand vos utilisateurs, vos équipes et vos obligations sont à 6 800 km de l'Europe.

Informations publiques consultées le 18 août 2026 · tarifs concurrents en euros ou dollars HT/mois à cette date

L'essentiel en quatre chiffres

Ce que la distance change, concrètement

~150 ms
Temps de réponse aller-retour entre les Antilles et un datacenter parisien
Mesures réalisées le 18/08/2026 depuis la zone caraïbe (RIPE Atlas, Globalping)
< 10 ms
Temps de réponse vers une ressource hébergée sur le territoire
Latence FTTH mesurée localement : 6 à 13 ms selon opérateur (baromètre nPerf 2026)
0
Datacenter AWS, Azure ou OVHcloud en Guadeloupe, Martinique ou Guyane
Listes officielles des régions et zones locales des trois fournisseurs, 18/08/2026
100 %
Des liaisons internationales des Antilles transitent par les États-Unis ou Porto Rico
Aucun câble sous-marin direct Antilles ↔ Europe (ECFS, SCF, Americas-II, Caribbean Connect)
Ziléa — sur zone
< 10 ms
Point de diffusion Miami
35–43 ms
Virginie (AWS us-east-1, Azure East US)
58–90 ms
Paris (OVHcloud, AWS eu-west-3, Azure France Central)
130–160 ms
São Paulo (AWS sa-east-1, Azure Brazil South)
140–158 ms

Lecture : une application métier qui enchaîne 30 allers-retours réseau par écran consomme environ 4,5 secondes de latence pure par écran depuis Paris, contre 0,3 seconde en local — indépendamment de la puissance des serveurs. Aucune montée en gamme d'instance ne corrige cet écart.

Les alternatives, à leur juste valeur

Trois familles d'offres, trois logiques différentes

Chaque acteur ci-dessous est un excellent choix pour certains usages. Le tableau se lit donc en deux temps : ce qu'il fait mieux que nous, puis les points à vérifier lorsque l'organisation, les utilisateurs et les obligations sont aux Antilles.

OVHcloud — VPS et serveurs dédiés

L'acteur français de référence sur l'infrastructure au meilleur rapport puissance/prix. Datacenters à Roubaix, Gravelines, Strasbourg et Paris — aucune implantation dans les territoires ultramarins.

Ce qu'OVHcloud fait très bien

  • Un rapport puissance/prix que personne n'égale sur le matériel brut : un serveur ADVANCE-3 (EPYC 12 cœurs, 64 Go, 2×960 Go NVMe) est affiché à 199,99 € HT/mois.
  • Entreprise française, données en Europe, conformité RGPD, certifications ISO 27001/27017/27018, HDS disponible.
  • Une gamme qualifiée SecNumCloud existe (périmètre VMware, Bare Metal Pod et Nutanix, sur trois zones de confiance).
  • Trafic réseau entrant et sortant illimité, sans facturation à l'octet.
  • Livraison en quelques minutes, API complète, autonomie totale pour une équipe technique aguerrie.

Les points à vérifier pour un usage antillais

  • 130 à 160 ms de latence depuis les Antilles vers Roubaix ou Gravelines, quelle que soit la machine louée.
  • La sauvegarde reste à votre charge. Les 500 Go d'espace inclus avec un serveur dédié sont un espace de stockage, pas un service de sauvegarde : à vous d'écrire les scripts, de planifier, de vérifier et de restaurer. Le contrat le précise explicitement.
  • Le SLA porte sur la machine, pas sur votre application. « Rétablissement » signifie contractuellement remise en service ou remplacement du serveur, « à l'exclusion de la restauration des données, systèmes et applications ». L'indisponibilité se mesure sur la joignabilité de l'adresse IP.
  • Le patch, la supervision, la sécurité et le PRA sont 100 % client — c'est écrit noir sur blanc dans le tableau de partage de responsabilités publié par OVHcloud.
  • Le support inclus répond sous 8 heures ouvrées, en anglais hors heures ouvrées Paris (soit une large partie de la journée antillaise). Le support Premium est à 50 € HT/mois ; le support 24/7 (Business) coûte 10 % de la facture avec un plancher de 250 € HT/mois — soit davantage que le serveur lui-même dans notre exemple.
  • Contexte marché : les tarifs des serveurs dédiés ont augmenté en moyenne de 28 % (génération 2024) et 51 % (génération 2026) pour les nouvelles commandes depuis le 11 août 2026, et les renouvellements sont revalorisés à partir du 1er octobre 2026, du fait de la pénurie mondiale de mémoire. Nous subissons la même contrainte de coûts : nous la signalons par honnêteté, pas comme un argument.
Datacenter le plus proche
Beauharnois (Québec) pour le réseau, Roubaix / Gravelines / Strasbourg / Paris pour les gammes françaises
SLA contractuel
99,95 % sur la gamme Advance ; pénalités plafonnées à 50 % du coût mensuel du service
Frais de mise en service
199,99 € HT sur un ADVANCE-3, soit l'équivalent d'un mois de loyer
Intervention physique
Aucune présence humaine mobilisable sur le territoire antillais

OVHcloud — Solutions VMware

L'offre visée par les organisations qui veulent retrouver leur socle VMware chez un opérateur, sans réécrire leurs applications.

Ce qu'OVHcloud fait très bien

  • Les licences VMware Cloud Foundation sont incluses dans l'abonnement — un vrai soulagement pour qui subit le nouveau modèle de licence Broadcom en direct.
  • Environnement vSphere/vCenter standard : vos compétences, vos outils et vos VM se transposent sans réécriture.
  • Option NSX, stockage vSAN, PCI DSS, et une gamme qualifiée SecNumCloud pour les besoins les plus contraints.
  • SLA de 99,95 % sur l'ensemble du datacenter virtuel.

Les points à vérifier pour un usage antillais

  • Le ticket d'entrée est élevé : un cluster VMware dédié démarre à 2 hôtes, soit 2 476 € HT/mois (≈ 29 700 € HT/an) hors sauvegarde, hors licences Microsoft, hors NSX et hors support payant. La formule mutualisée d'entrée (VMware Cloud Director) démarre à 299 € HT/mois pour 16 vCPU / 64 Go / 1 To.
  • OVHcloud indique lui-même sur sa page tarifaire que le support Standard inclus « n'est pas recommandé pour les environnements de production ».
  • Le datastore additionnel est facturé 159 € HT/mois pour 3 To ; les nœuds NSX Edge se déploient obligatoirement par paire (320 € HT/mois au minimum).
  • La latence de 130 à 160 ms s'applique aussi ici : elle pèse particulièrement sur les postes de travail virtualisés, les applications client-lourd et les bases de données interrogées depuis les Antilles.
  • La sauvegarde des VM et le PRA restent à souscrire et à opérer séparément.
Cluster minimum
2 hôtes dédiés identiques + 2 datastores de 3 To (3 hôtes en vSAN)
Entrée de gamme mutualisée
299 € HT/mois — 16 vCPU, 64 Go, 1 To, 16 IP publiques
Licences VMware
Incluses (VCF) ; BYOL possible sur demande commerciale
Engagement
Grille des durées et remises non publiée — à obtenir sur devis

Amazon Web Services

Le catalogue le plus large du marché. Le bon choix pour une plateforme élastique, mondiale, à forte composante logicielle — et une équipe capable de la piloter.

Ce qu'AWS fait très bien

  • Une profondeur de services introuvable ailleurs : bases managées, big data, IA, serverless, mondialisation instantanée.
  • Élasticité réelle : absorber un pic ×100 pendant trois heures, personne ne le fait mieux.
  • Écosystème, documentation et disponibilité des compétences sur le marché.
  • Depuis le Data Act européen, la sortie définitive des données ne sera plus facturée à compter du 12 janvier 2027 (dispositif déjà appliqué par AWS sur demande).

Les points à vérifier pour un usage antillais

  • Aucune infrastructure de calcul dans la Caraïbe française. Ni région, ni zone locale, ni point de présence en Guadeloupe, Martinique ou Guyane. Le plus proche est un point de diffusion de contenu à Miami ou Porto Rico, qui ne sert que du contenu statique.
  • L'arbitrage est frontal : la Virginie répond en 58–90 ms mais relève du droit américain ; Paris est conforme mais à 130–160 ms ; São Paulo est à 140–158 ms et 67 à 128 % plus cher sur la sortie de données.
  • Le support technique n'est pas inclus. Le plan Basic ne donne accès qu'au service client (facturation) — aucune assistance technique, aucun SLA. Le premier niveau technique coûte le plus élevé de 29 $/mois ou 9 % de la facture.
  • La sauvegarde est explicitement à la charge du client dans le modèle de responsabilité partagée. La réplication d'AWS protège du incident matériel, pas de la suppression accidentelle ni du rançongiciel.
  • Le trafic sortant est facturé environ 0,09 $/Go au-delà de 100 Go par mois — sachant qu'aux Antilles, tous vos utilisateurs sont derrière un lien international. La gratuité prévue par le Data Act porte sur la sortie définitive, pas sur l'exploitation quotidienne.
  • Prévisibilité budgétaire : l'index tarifaire public d'AWS compte 268 offres et plus de 41 000 références de prix pour le seul transfert de données. L'étude Flexera 2026 (753 décideurs) mesure 29 % de dépense cloud gaspillée.
Régions utilisables
Virginie du Nord, São Paulo, Paris — aucune caribéenne
Support
Basic gratuit sans assistance technique ; Business Support+ à 29 $/mois ou 9 % de la facture
Sortie de données
0,090 $/Go (Virginie, Paris) — 0,150 $/Go (São Paulo), franchise 100 Go/mois
Qualification SecNumCloud
Non qualifié, et non engagé dans une démarche de qualification

Microsoft Azure

Le prolongement naturel d'un système d'information Microsoft. Chez Anvole, nous sommes partenaires Microsoft depuis vingt ans : nous déployons Azure quand c'est la bonne réponse.

Ce qu'Azure fait très bien

  • Intégration native avec Microsoft 365, Entra ID, Intune, Defender : pour un SI déjà Microsoft, c'est la continuité la plus courte.
  • Catalogue managé très riche, licences Microsoft avantageuses en Azure Hybrid Benefit.
  • Deux régions françaises (Paris, Marseille) pour la conformité RGPD et la localisation en France.
  • Sortie définitive des données gratuite au titre du Data Act.

Les points à vérifier pour un usage antillais

  • Aucune région dans la Caraïbe. Toute l'Amérique latine et les Caraïbes Azure se résument à deux régions, toutes deux au Brésil.
  • Sur la souveraineté, la réponse la plus nette est venue de Microsoft lui-même. Interrogé sous serment par le Sénat français le 10 juin 2025 sur sa capacité à garantir que des données de citoyens français ne seraient jamais transmises à l'État américain sans accord des autorités françaises, le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France a répondu : « Non, je ne peux pas le garantir, mais, encore une fois, cela ne s'est jamais produit jusqu'à présent. »
  • L'offre « Bleu » n'est pas qualifiée SecNumCloud à ce jour : le jalon J1 a été validé en novembre 2025, les audits techniques restent à franchir. À ne pas confondre avec une qualification obtenue.
  • Le support technique n'est pas inclus : le plan Basic couvre la facturation seulement. Le premier plan avec un délai de réponse d'une heure sur incident critique (Standard) est à 100 $/mois ; Microsoft Unified démarre à 50 000 $ de contrat.
  • La sauvegarde est facturée à part : 10 $/mois par machine virtuelle protégée, plus 0,028 à 0,056 $/Go de stockage selon la redondance. Dix VM et 2 To de sauvegarde représentent environ 215 $/mois en plus du coût des VM.
  • La latence Paris de 130 à 160 ms s'applique à toutes les charges hébergées en France Central.
Régions utilisables
France Central (Paris), France South (Marseille), East US, Brazil South
Support
Basic gratuit sans assistance technique ; Standard 100 $/mois ; Unified à partir de 50 000 $ de contrat
Sauvegarde
Azure Backup facturé par instance protégée + stockage ; non incluse par défaut
Qualification SecNumCloud
Non qualifié ; l'offre Bleu est en cours de qualification, non aboutie
Vue d'ensemble

La comparaison critère par critère

CritèreZiléa CloudOVHcloudAWSMicrosoft Azure
Localisation des données Guadeloupe, Martinique, Guyane, avec réplication inter-îles et secours en France métropolitaine France métropolitaine et Europe Paris, Virginie ou São Paulo au choix Paris, Marseille, ou hors UE au choix
Latence depuis les Antilles Moins de 10 ms 130 à 160 ms 130 à 160 ms (Paris) / 58 à 90 ms (Virginie) 130 à 160 ms (Paris) / 58 à 90 ms (East US)
Sauvegarde Incluse et opérée par nos équipes : quotidienne, rétention immuable de 30 jours, doctrine 3-2-1-1-0 Espace de stockage fourni ; le paramétrage, la vérification et la restauration restent au client Service à souscrire et à opérer, facturé au Go Service à souscrire, facturé par instance protégée et au Go
Restauration Objectif de remise en service inférieur à 4 heures, capacité de restauration de 7 To/h À la charge du client ; explicitement exclue du SLA À la charge du client À la charge du client
Support Équipes sur le territoire, en français, sur le fuseau horaire des Antilles, incluses dans le service 8 h ouvrées incluses (anglais hors heures Paris) ; 24/7 à 10 % de la facture, plancher 250 € HT/mois Aucune assistance technique incluse ; à partir de 29 $/mois ou 9 % de la facture Aucune assistance technique incluse ; à partir de 100 $/mois
Intervention physique sur site Techniciens Anvole présents en Martinique, Guadeloupe et Guyane Aucune présence dans les territoires ultramarins Aucune Aucune
Frais de sortie des données Aucun : la réversibilité est prévue au contrat Aucun : trafic illimité ≈ 0,09 $/Go au-delà de 100 Go/mois ≈ 0,08 à 0,087 $/Go au-delà de 100 Go/mois
Prévisibilité de la facture Forfait mensuel connu à l'avance Forfait mensuel, options en supplément Facturation à l'usage, plusieurs dizaines de milliers de références tarifaires Facturation à l'usage
Exposition aux lois extraterritoriales Société française, capital français, personnel sur le territoire Société française ; gamme qualifiée SecNumCloud disponible Société de droit américain (CLOUD Act, FISA 702) Société de droit américain (CLOUD Act, FISA 702)
Continuité si le lien international est coupé Les services restent joignables depuis les réseaux locaux Services inaccessibles Services inaccessibles Services inaccessibles
Certifications ISO 27001 et HDS en cours d'obtention (2027S1) ISO 27001/27017/27018, HDS, PCI DSS ; SecNumCloud sur un périmètre défini ISO 27001, HDS, SOC ; pas de SecNumCloud ISO 27001, HDS, SOC ; pas de SecNumCloud
Interlocuteur Un interlocuteur identifié, joignable, qui connaît votre installation Portail et tickets ; interlocuteur dédié au niveau Enterprise Portail et tickets ; interlocuteur dédié à partir du plan Enterprise Portail et tickets ; interlocuteur dédié en Unified

Sources : pages tarifaires, contrats et documentations publiques des trois fournisseurs, consultées le 18 août 2026 ; mesures de latence réalisées à la même date. Les tarifs sont indicatifs, exprimés hors taxes, et susceptibles d'évoluer.

Le coût réel

Ce que le prix affiché ne comprend pas

Comparer un abonnement Ziléa à un prix de serveur nu revient à comparer un loyer charges comprises à un loyer hors charges. Voici les postes qui s'ajoutent, chez les uns comme chez les autres, avant d'obtenir un service réellement équivalent.

Chez un fournisseur d'infrastructure nue

  • La sauvegarde : outil, espace de stockage, paramétrage, supervision des jobs et tests de restauration.
  • Le support réactif : de 50 € HT/mois à 10 % de la facture selon le niveau et le fournisseur.
  • Le temps de vos équipes : mises à jour système, correctifs de sécurité, supervision, gestion des incidents non matériels — tout cela vous incombe contractuellement.
  • La sortie de données chez les fournisseurs qui la facturent, en particulier lorsque tous les utilisateurs sont hors de la région d'hébergement.
  • Le plan de reprise : un second site, une réplication et des tests, sans quoi le plan reste théorique.
  • Les licences système et applicatives, non incluses.

Ce que Ziléa intègre au forfait

  • L'infrastructure : clusters de virtualisation à quatre nœuds, stockage SAN full SSD à contrôleurs redondants, pare-feux en cluster, double transit opérateur.
  • La sauvegarde quotidienne avec rétention immuable de 30 jours et un objectif de remise en service inférieur à 4 heures.
  • La supervision et l'exploitation par des ingénieurs, avec une équipe joignable sur place.
  • La réplication entre nos sites des Antilles-Guyane, avec secours en métropole.
  • L'infogérance comprend toute la stack IaaS : OS, correctifs, hyperviseur, applicatif
  • Une infogérance est proposée à la demande pour les VM
Une comparaison honnête. Sur le prix du seul matériel, un hébergeur local ne battra pas un opérateur qui achète des dizaines de milliers de serveurs par an. Nous ne prétendons pas l'inverse. La question utile est celle du coût complet du service rendu — sauvegarde, restauration, support, temps interne, latence, et le coût d'une journée d'arrêt un lendemain de cyclone.
Les questions que l'on nous pose

Réponses sans détour

« Vous êtes plus cher qu'OVH. »
Sur la ligne « serveur », c'est souvent vrai, et nous l'assumons : nous n'avons ni le volume d'achat ni les coûts d'exploitation d'un opérateur de 46 datacenters. Ce que ce prix couvre n'est pas le même périmètre : la sauvegarde est opérée, la restauration est engagée, le support est inclus et sur votre fuseau horaire, et un technicien peut se déplacer. Mettez côte à côte le coût complet sur trois ans, temps interne compris, et la comparaison change souvent de sens. Si elle ne change pas, nous vous le dirons.
« Que se passe-t-il en cas de cyclone ou de séisme ? »
C'est la bonne question, et elle vaut pour tout hébergement. Les Antilles sont en zone de sismicité 5, la plus élevée du zonage français : un événement majeur affecte une île entière, ce qui rend une réplication interne à une seule île insuffisante. Notre réponse est la répartition sur trois territoires — Guadeloupe, Martinique, Guyane — avec un secours en France métropolitaine. Conception parasismique et paracyclonique du bâti, redondance électrique, tests mensuels onduleurs et groupes électrogènes, autonomie 72h
« Et si le câble sous-marin est coupé ? »
C'est précisément là que l'hébergement sur zone se distingue. Si le lien international tombe, vos services hébergés aux Antilles restent joignables depuis les réseaux locaux ; ceux hébergés en Europe ou chez un hyperscaler deviennent inaccessibles. Pour une collectivité, c'est la différence entre « l'état civil, la paie et la gestion de crise continuent de fonctionner » et « la mairie est à l'arrêt » — au moment précis où elle est la plus nécessaire. Deux réserves de sincérité : cela suppose que vos autres dépendances (annuaire, DNS, licences) soient elles aussi locales ou en cache, et que le trafic entre votre opérateur et nous ne transite pas par les États-Unis. Nous vérifions ces deux points avec vous, traceroute à l'appui.
« Êtes-vous qualifiés SecNumCloud ? »
Non — et aucun hébergeur antillais ne l'est. Cette qualification de l'ANSSI concerne les données d'une sensibilité particulière au sens de la doctrine de l'État et de l'article 31 de la loi SREN. Si votre cahier des charges l'exige réellement, nous vous le dirons et nous vous orienterons. Dans la pratique, l'essentiel des données d'une commune, d'une PME ou d'une association ne relève pas de cette catégorie : le décret d'application d'avril 2026 vise les administrations et opérateurs de l'État, pas les collectivités territoriales. Nous préférons vous aider à qualifier correctement la sensibilité de vos données plutôt que de vendre une exigence qui n'existe pas. Précisons par ailleurs qu'AWS et Azure ne sont pas davantage qualifiés, et ne sont pas engagés dans une démarche de qualification.
« Vais-je être enfermé chez vous ? »
Non, et c'est contractuel. Nous exploitons des formats standards : vos machines virtuelles sont exportables, vos données restituables, sans frais de sortie ni dépendance à des services propriétaires. Nous vous invitons à faire figurer dans votre contrat, avec nous comme avec n'importe quel hébergeur, un délai maximal de restitution, un format d'export et un coût de réversibilité — c'est d'ailleurs l'un des critères que l'État recommande aux acheteurs publics.
« Vous êtes une petite structure. Quelle pérennité ? »
Ziléa Cloud est adossé au groupe Anvole, société de services informatiques implantée aux Antilles depuis 2018, partenaire Microsoft de longue date, avec des équipes en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Anvole, c'est 20 collaborateurs, 150 clients actifs. L'argument mérite d'être retourné : une petite structure ne peut pas se permettre de perdre un client, et l'engagement de service y est nominatif. Nous vous encourageons à demander nos références et à les appeler.
« J'ai déjà Microsoft 365 et des ressources dans le cloud public. Faut-il tout rapatrier ? »
Non, et nous ne le recommanderions pas. La bonne architecture est presque toujours hybride : ce qui profite de l'élasticité et du catalogue managé reste chez l'hyperscaler ; ce qui est prévisible, sensible ou sensible à la latence — vos applications métier, vos fichiers, vos bases, vos sauvegardes — gagne à être sur zone. C'est aussi ce que Gartner anticipe : neuf organisations sur dix seront en infrastructure hybride d'ici 2027. Anvole étant partenaire Microsoft, nous savons faire cohabiter les deux.
« Et pour des données de santé ? »
Une certification HDS est prévue pour début 2027.
Pour les acheteurs publics et les DSI

Ce qu'il faut exiger dans une consultation d'hébergement

Ces huit exigences sont neutres : aucune ne mentionne de critère géographique, et n'importe quel candidat peut y répondre. Elles décrivent simplement ce dont vous avez besoin. Nous vous invitons à les poser à tous vos candidats, nous compris.

  1. Une latence maximale garantie vers vos postes de travail. Un critère de performance mesurable, vérifiable à la recette, et directement lié à l'expérience de vos agents.
  2. Un délai maximal d'intervention physique sur site, garanti et assorti de pénalités, justifié par la criticité des services et l'exposition du territoire aux aléas cycloniques et sismiques.
  3. Un RTO et un RPO contractuels et pénalisés, avec la périodicité des tests de restauration et la fourniture des comptes rendus.
  4. Le détail de la chaîne de sauvegarde : qui l'opère, où sont les copies, sont-elles immuables, quelle rétention, et qui restaure en cas d'incident.
  5. La localisation contractuelle des données, avec l'adresse des sites, la liste des sous-traitants et de leurs juridictions, et l'interdiction de transfert hors UE sans accord écrit.
  6. Les conditions et le coût de la réversibilité : format d'export, délai maximal de restitution, coût, assistance à la migration, et clause de résiliation en cas de changement de contrôle du prestataire.
  7. Le coût complet sur la durée du marché, frais de sortie et coûts de support compris — c'est là que les écarts affichés se resserrent ou s'inversent.
  8. Les certifications réellement détenues, et pour celles qui sont en cours, l'échéance et l'organisme. Une certification « visée » n'est pas une certification.

Rappel utile : la préférence locale est interdite dans la commande publique, et un critère géographique produisant un effet discriminatoire est irrégulier. Les huit exigences ci-dessus sont, elles, parfaitement licites — elles portent sur la performance et les conditions d'exécution, pas sur l'implantation du candidat.

Transparence

Ce que nous ne sommes pas

Nous ne sommes pas un hyperscaler

Nous n'avons ni catalogue de deux cents services managés, ni élasticité instantanée à l'échelle mondiale, ni facturation à la seconde. Si votre projet a besoin de cela, AWS ou Azure sont le bon choix, et nous vous le dirons.

Nous ne sommes pas le moins cher au ticket d'entrée

Sur le prix du serveur nu, un opérateur de grande échelle sera devant. Notre proposition se joue sur le service compris dans le prix et sur ce que coûte réellement une indisponibilité ici.